
La très célèbre Galleria degli Uffizi (la galerie des Offices) de Florence est un musée d’État situé dans la ville de Florence, qui comprend le corridor de Vasari, les collections du Palazzo Pitti et le jardin de Boboli. Le complexe figure dans la liste dressée en 1901 par la Direction générale des antiquités et des beaux-arts en tant qu’édifice monumental à considérer comme patrimoine artistique national italien. On y trouve la plus importante collection existante de Raphaël et Botticelli, ainsi que des noyaux principaux d’œuvres de Giotto, Titien, Bronzino, Piero della Francesca, Caravaggio, Dürer, Rubens, Léonard de Vinci et bien d’autres.
Le musée abrite une collection d’œuvres d’art inestimables, provenant des collections des Médicis, enrichies au fil des siècles par des legs, des échanges et des donations, parmi lesquelles se distingue un groupe fondamental d’œuvres religieuses issues des suppressions de monastères et de couvents entre le XVIIIe et le XIXe siècle. La galerie occupe entièrement le premier et le deuxième étage du grand édifice construit entre 1560 et 1580 sur un projet de Giorgio Vasari. C’est l’un des musées les plus célèbres au monde pour ses extraordinaires collections de sculptures antiques et de peintures (du Moyen Âge à l’époque moderne). Les collections de peintures du Trecento et de la Renaissance contiennent quelques chefs-d’œuvre absolus de l’art de tous les temps.
Outre les collections permanentes, le musée propose des expositions temporaires. En ce moment est présentée l’exposition « A misura di bambino. Crescere nell’antica Roma » (À hauteur d’enfant. Grandir dans la Rome antique).
L’exposition propose plus de 30 œuvres : des sculptures de divinités semblables à de petites ‘action figures’, des jeux et des jouets vieux de plusieurs millénaires, des sculptures de divinités représentées dans leur enfance, des œuvres placées à hauteur d’enfant, afin de répondre aux besoins des plus jeunes visiteurs. « Crescere nell’antica Roma » aborde, de manière innovante, un thème jusqu’ici inexploré. Le parcours décrit en effet différents moments de la vie quotidienne des enfants à l’époque de l’Empire romain. La naissance, les rites de passage vers l’âge adulte, l’école, les divertissements, le rapport aux animaux et les peurs ne sont que quelques-uns des thèmes que les visiteurs trouveront représentés dans des statues, des sarcophages, des reliefs et des objets du quotidien tels que les jouets.

Parmi les œuvres les plus significatives, une statue de Mercure avec le petit Bacchus, restaurée pour l’exposition et rendue au public après des décennies passées dans les réserves de la galerie des Offices, une rare poupée en ivoire du IIIe siècle apr. J.-C. jamais exposée jusqu’ici, et une figurine-jouet de gladiateur dotée d’accessoires modulables, à l’image de ce qui se fait avec les action figures d’aujourd’hui. On dit que l’Histoire est faite par les grands hommes, mais on oublie parfois qu’eux aussi ont été des enfants. De la même manière, les divinités du panthéon romain ont elles aussi vécu des enfances parfois aventureuses et difficiles, comme Hercule ou Bacchus. À ce thème, l’exposition consacre une section dans laquelle le visiteur aura la surprise de reconnaître, dans de joufflus bambins, les dieux de l’Olympe.
L’exposition, bien que pensée pour un public adulte, offre aussi des clés de lecture et des parcours conçus pour les tout-petits. En complément de la présentation, il y a en effet une série de dispositifs didactiques, comme des légendes rédigées dans un langage ‘à hauteur d’enfant’, des planches de bande dessinée dessinées par Stefano Piscitelli et une série d’audios mp3 réalisés par Carlotta Caruso et Sara Colantonio du Museo Nazionale Romano.
Le directeur de la galerie des Offices, Eike Schmidt : « L’exposition s’inaugure juste avant la journée internationale de l’enfance, qui tombe le 20 novembre et qui ne doit pas rester une célébration vide. Pour les Offices, c’est l’occasion de s’adresser à une tranche d’âge peu considérée dans le domaine artistique, aussi bien comme sujet que comme public. L’art n’est pas seulement une affaire de grandes personnes, et cette exposition le démontre, en mettant en œuvre une rencontre entre pairs qui traverse des siècles d’histoire. Les enfants de l’Antiquité romaine parlent aux enfants d’aujourd’hui, dans la même langue. »
Photo : Federica Moalli