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Cinéma

LA GRAZIA du doute dans le nouveau cinéma de Paolo Sorrentino

Un récit intime entre politique, foi et responsabilité dans le film avec Toni Servillo. Au cinéma dès le 19 mars aussi en Suisse. Participe au concours et gagne 3x2 billets
LA GRAZIA du doute dans le nouveau cinéma de Paolo Sorrentino
March 17, 2026
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LA GRAZIA du doute dans le nouveau cinéma de Paolo Sorrentino

Avec La Grazia (la grâce), Paolo Sorrentino signe une œuvre qui marque une évolution significative dans son parcours cinématographique, en choisissant une narration plus essentielle et réflexive pour aborder des thèmes complexes et profondément actuels. Après les succès internationaux, le réalisateur revient avec un film qui s’interroge sur le pouvoir, sur la conscience et sur le poids des décisions, en construisant un récit qui se meut entre dimension publique et intimité personnelle.

Le protagoniste est Mariano De Santis, Président de la République italienne, un homme marqué par la perte de son épouse et par la solitude qui accompagne les plus hautes charges institutionnelles. À la fin de son mandat, il se trouve face à des choix décisifs qui mettent à l’épreuve ses valeurs : accorder la grâce à deux condamnés et affronter une délicate loi sur la fin de vie. Deux décisions qui ne sont pas seulement politiques, mais profondément morales, et qui l’obligent à se confronter au doute.

Sorrentino construit un film qui fuit toute forme de spectacularisation, en préférant un ton sobre et contrôlé. Le doute devient le véritable pivot narratif, non pas comme signe de faiblesse, mais comme élément nécessaire pour comprendre la complexité du réel et assumer pleinement la responsabilité de ses actes.

La Grazia au cinéma de Paolo Sorrentino

Toni Servillo offre une interprétation intense et retenue, en donnant vie à un personnage qui communique davantage par les silences et les regards que par les mots. Son Président est un homme suspendu entre pouvoir et conscience, capable d’exprimer une profonde humanité même dans les moments de plus grande tension. À ses côtés, Anna Ferzetti interprète la fille, figure fondamentale qui représente un point d’équilibre émotionnel et une présence capable d’accompagner le protagoniste dans son cheminement intérieur.

C O N C O U R S

Gagne 3x2 billets >> participe au concours

L’un des aspects les plus intéressants du film est justement la représentation d’un leader éloigné des modèles contemporains : non pas un homme aux certitudes absolues, mais quelqu’un qui accepte le doute. En ce sens, La Grazia devient aussi une réflexion sur la crise du leadership et sur la nécessité d’un nouveau sens des responsabilités dans la sphère publique.

Le film aborde en outre des thèmes universels comme l’amour, la perte, la relation entre parents et enfants et le passage générationnel. L’amour et la responsabilité deviennent le moteur silencieux du récit, en dessinant un protagoniste qui accepte la limite et choisit d’écouter, en se fiant aussi au regard des plus jeunes pour comprendre le présent.

Avec une durée de plus de deux heures et une mise en scène rigoureuse, Paolo Sorrentino réalise une œuvre qui renonce aux excès visuels pour se concentrer sur l’essence des personnages et de leurs choix. Un film qui n’offre pas de réponses, mais invite à se poser les bonnes questions.

En salles dès le 19 mars, La Grazia se présente comme l’un des titres les plus significatifs de la saison, capable d’unir profondeur thématique et rigueur formelle dans un récit qui parle au présent avec une grande lucidité.

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